Foire aux questions

Où est situé ce projet ? Et pourquoi ce site ?

C’est un site exceptionnel tant du point de vue patrimonial que du point de vue géographique. Ancien haut lieu industriel, il fait face au canal de Lachine et offre de belles possibilités de par sa proximité avec le centre-ville et le Vieux-Montréal.

Le projet est bordé au nord par la rue Ottawa, à l’est par l’autoroute Bonaventure, à l’ouest par la rue du Séminaire et au sud par le canal de Lachine.

Projet Griffintown est un projet urbain multifonctionnel d’avant-garde qui sera développé dans un environnement sous-utilisé du secteur Peel/Wellington. Il s’agit d’anciennes friches industrielles qui sont aujourd’hui mal desservies par les transports collectifs et les services de proximité. Le projet favorisera le développement périphérique du secteur.

Griffintown sera un endroit agréable et sécuritaire où les Montréalais pourront vivre, travailler et se divertir. Ce nouveau quartier du 21e siècle intégrera de façon intelligente le canal de Lachine et le bassin Peel pour consolider leur appropriation par les Montréalais et en reconnaître l’histoire.

Quand prévoyez-vous commencer la réalisation du projet ?

Si nous obtenons l’approbation de la Ville de Montréal, à la suite des audiences publiques prévues à la fin février, nous devrions commencer la conception des plans et devis au printemps 2008. Cette étape durera une année. La première phase du projet devrait débuter en 2009 et être complétée en 2010 ou 2011. Chacune des phases du projet aura une mixité résidentielle et commerciale.

S’agit-il d’un projet semblable à celui du Dix30 ?

Il n’y a aucune comparaison entre les deux projets pour les raisons suivantes :

  • Griffintown est un projet de revitalisation d’un secteur urbain en déclin depuis de nombreuses années ;
  • le nouveau quartier se veut convivial et entend offrir une qualité de vie qui puise ses racines à même la mixité de ses occupants : étudiants, jeunes célibataires, personnes âgées, couples sans enfant et jeunes familles ;
  • le projet se distingue par son approche multifonctionnelle : qualité de ses espaces publics, élimination des stationnements de surface, valorisation d’un projet de transport en commun alternatif, intégration du canal de Lachine à la trame urbaine…
  • le promoteur s’est déjà engagé à investir dans le respect et la conservation du patrimoine ;
  • la vocation résidentielle occupera 65 % de la superficie du projet ;
  • le projet est conçu en étroite collaboration avec les organismes du milieu ;
  • l’ÉTS collaborera à l’élaboration du concept du projet ;
  • toutes les places de stationnement seront tarifées et en sous-sol ;
  • le projet donnera une large place aux usagers du transport en commun, aux piétons et aux cyclistes.

Avez-vous l’intention de consulter les citoyens ? Y aura-t-il des assemblées d’information ou de consultation prochainement ? Et quand ?

Le processus de concertation avec les organismes du milieu est déjà commencé depuis plusieurs mois et se poursuivra au cours des prochaines semaines. Nous sommes d’ailleurs très satisfaits de la participation des intervenants locaux à la bonification du projet.

Les assemblées d’information prévues dans le cadre du mécanisme légal se tiendront à la fin février, et seront organisées par l’arrondissement du Sud-Ouest. Tous les Montréalais seront invités à y participer.

Quelles modifications ont été apportées par Devimco pour répondre aux besoins et aux attentes du milieu ?

Dans le but de bonifier le projet, Devimco a mis en place un processus de concertation continu avec le milieu. Les principaux changements au projet initial sont les suivants :

  • diminution importante de la superficie commerciale ;
  • place plus importante de la composante résidentielle (65 % de la superficie du projet) ;
  • diminution du nombre de grandes surfaces ;
  • hausse du nombre de bâtiments patrimoniaux conservés et restaurés ;
  • aménagement de rues piétonnes ;
  • importance de la dimension environnementale.
Quelle est la position de la Ville de Montréal et de l’arrondissement du Sud-Ouest ?

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a donné le feu vert à l’élaboration d’un plan particulier d’urbanisme (PPU). Dans ce contexte, nous poursuivrons notre processus d’information et de concertation avec les acteurs du milieu, amorcés en juin dernier dans le but de bonifier le projet. Nous continuerons à rencontrer les organismes et citoyens du milieu, en comités de travail, même après la décision de la Ville de Montréal, qui seront organisés par l’arrondissement du Sud-Ouest, à la fin février, à l’intention de tous les Montréalais.

La Ville de Montréal et l’arrondissement du Sud-Ouest contribuent étroitement aux travaux du groupe de travail créé en juin dernier, à la demande du maire de Montréal, pour bonifier le projet et pour appuyer sa réalisation.

Votre projet inclut-il du logement abordable ?

Oui. La construction de logements sociaux et abordables dans Griffintown est conforme à la stratégie d’inclusion de la Ville de Montréal qui favorise la diversité et la mixité résidentielle à l’intérieur d’un même projet.

Votre projet inclut-il des logements ou des condos ? Si oui, combien ?

Les étudiants et les personnes âgées pourront y trouver des résidences adaptées à leurs besoins. On construira également des condos pour les célibataires, les couples sans enfant et les jeunes familles.

Nous voulons créer un milieu de vie permettant aux résidents de vivre et travailler dans un même quartier.

Quelles seront les proportions d’occupation des diverses parties du projet ?

La partie résidentielle occupera une proportion de 65 % et la partie commerciale n’occupera qu’une proportion de 18 %. La partie récréotouristique occupera 13 % de la superficie, et celle des espaces à bureaux, 4 %

Des bâtiments devront-ils être démolis ?

Nous prévoyons la conservation de 12 bâtiments et la relocalisation de deux autres. Quatre bâtiments seront démolis et reconstruits partiellement mais aucun d’entre eux – comme d’ailleurs le reste des bâtiments du secteur – n’est classé ou reconnu par la Loi sur les biens culturels.

Par ailleurs, nous mettrons en valeur les vestiges de l’église Sainte-Anne et rappellerons la présence historique des Irlandais dans cet ancien quartier populaire par diverses initiatives pédagogiques.

Combien d’emplois seront-ils créés une fois votre projet complété ?

4 330 emplois en période d’exploitation. Il ne faut pas oublier les 10 000 années/personnes durant la période de construction.

Le promoteur et RESO se sont entendus pour rechercher ensemble le meilleur impact sur la préservation et la création d’emplois. Ils ont créé un comité de relocalisation d’entreprises afin de favoriser l’expansion et la création d’emplois, en étroite collaboration avec l’arrondissement du Sud-Ouest. Ils élaboreront également une stratégie de formation de la main-d’œuvre afin d’encourager l’embauche locale.

Quels types d’emplois seront disponibles?

Il y aura des emplois dans les secteurs de la restauration, de l’hôtellerie, de la culture, du tourisme et des bureaux. Nous nous sommes engagés à verser 200 000 $ au RESO afin de contribuer à la création d’un programme de formation qui permettra aux citoyens du Sud-Ouest de parfaire leurs connaissances afin de pouvoir mieux répondre aux exigences des emplois qui seront créés dans le projet Griffintown.

Les commerçants de la rue Sainte-Catherine ont-ils raison de s’inquiéter ?

Il faut se rappeler que la partie commerciale du Projet Griffintown ne représente que 18% de la superficie totale.

D’autre part, une étude commandée par la Ville de Montréal à Geocom, et commentée par Jacques Nantel, de HEC Montréal, démontre que l’impact commercial de notre projet pourrait être au total positif et ce, même pour les commerces oeuvrant déjà dans le secteur. Dans son étude, Jacques Nantel constate que chez la population résidant dans le centre-ville de Montréal, plus de 55 % des biens durables et semi-durables sont achetés à l’extérieur de la zone commerciale. Notre projet contribuera donc à retenir les consommateurs à Montréal. La grande majorité de l’offre sera complémentaire.

Le projet de tramway est-il une condition essentielle au succès de Griffintown ?

Un moyen de transport en commun est indispensable pour relier adéquatement notre site au centre-ville et au Vieux-Montréal. Devimco s’est engagé à investir 10 M$ dans le projet de desserte par tramway.

Si le tramway ne se concrétise pas au début de l’exploitation du projet, il faudra s’entendre sur un mode de transport intérimaire performant. Mais le transport collectif est essentiel à la vitalité de tous les quartiers impliqués.

La circulation sera-t-elle dense ?

La Ville de Montréal réalise présentement une étude de circulation qui nous donnera la réponse à cette question. Nous accordons une attention particulière à ce sujet. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous insistons pour le développement d’un système de transport en commun alternatif. Nous avons aussi prévu toutes les places de stationnement en sous-sol.

L’îlot culturel et patrimonial dont vous parlez risque-t-il de nuire au développement du Quartier des spectacles ?

Nous avons rencontré les responsables du Quartier des spectacles pour leur expliquer plus en détails notre projet et connaître leurs préoccupations. Depuis novembre dernier, nous avons revu nos plans de ce projet et projetons désormais de construire un îlot patrimonial et culturel.

Nous avons redessiné ce projet pour y ajouter une vocation culturelle, historique, patrimoniale et récréotouristique. L’îlot, situé en bordure de l’autoroute Bonaventure et du canal de Lachine, servira notamment les besoins culturels de l’arrondissement puisqu’il pourra être utilisé pour une foule d’événements comme des spectacles, des expositions, des activités mettant en valeur l’histoire de Griffintown et du canal de Lachine, des conférences et toutes autres formes de festivités.

Quelles mesures d'environnement durable prévoyez-vous appliquer ?
  • Aucun équipement ne sera installé sur les toits des immeubles afin de réduire le bruit.
  • L'électricité est l'énergie la plus verte et sera utilisée à plus de 90%.
  • Au moins 75% de l'énergie rejetée sera récupéré par l'évacuation via une roue thermique.
  • Des lampes efficaces consommant 75% moins d'énergie et dix fois plus durables seront utilisées.
  • L'énegie des eaux usées sera récupérée et permettra de réduire la consommation de l'eau potable. Par exemple, on installera des urinoirs à ultra basse consommation (0.125 gal/chasse au lieu de 1 gal/chasse).
  • L'eau du canal de Lachine sera utilisée pour le refroidissement. L'énergie sera distribuée vers les espaces locatifs via des thermopompes permettant la récupération.

Le projet fait partie du Havre de Montréal, un des trois chantiers majeurs identifiés par le maire de Montréal dans le cadre de la vision Montréal 2025, les deux autres étant le Quartier des Spectacles et Montréal Technopole.